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Élan de liberté avec King Siroko

King Siroko - raptz.com

Ayant lancé un projet intitulé « Nouvel Élan » plus tôt cette année, Raptz souhaitait rencontrer King Siroko, rappeur activiste et militant pour la préservation des valeurs du Hip-Hop au sein de la Zulu Nation.  Projets multiples et actions authentiques en ce sens, King Siroko nous en parle.

Tout d’abord, qu’est-ce que la Zulu Nation ?
La Zulu Nation, au niveau international, c’est une organisation dans pratiquement tous les pays avec ce qu’on appelle des « Chapters ». Ce sont des collectifs qui regroupent des militants, des bénévoles, des gens qui font des ateliers et qui distribuent de la nourriture et des vêtements aux gens. Il y a des actions concrètes dans la rue avec les zulu-fresh-style-imaggens. Ça va au-delà de l’activisme Hip-hop. On organise également des conférences pour parler des origines de cette culture et aussi des luttes intestinales qui ont lieu dans cette culture ou par cette culture. Par exemple, les affrontements entre écoles. Comme toute autre organisation militante, nous militons pour l’égalité des droits, sur la société de consommation, l’éducation, contre la violence. Elle est un concentré de différents acteurs de différents milieux et de disciplines qui sont là pour mettre la main à la pâte. Les Chapters essaient d’organiser des événements et de faire en sorte de faire de l’animation socialement. Le but du jeu est d’amener les gens à communiquer entre eux. C’est un mouvement qui s’intéresse à cette socialisation via la musique et les arts.

Laquelle des disciplines du Hip-hop est la plus ouverte aux actions de la ZN ?
Je dirais qu’elles le sont toutes. Ça dépend toujours des gens et des réseaux, si les gens ont du vécu ou non, de leur ouverture d’esprit. Je me souviens d’une époque où toutes ces disciplines étaient indissociables. Les groupes allaient sur scène avec un Dj, il y avait des danseurs avec les rappeurs, il y avait un graffeur en fond de scène… C’était une espèce d’unité qui n’a peut-être pas duré trop longtemps. Aujourd’hui, j’ai l’impression que tout ça se désagrège, chacun est dans sa discipline. La Zulu Nation, c’est un peu la volonté de connecter tout ça à travers l’histoire et les archives qu’on a. Donc, on fait un travail d’archivage, un travail de communication via des activismes du Hip-Hop qu’on interroge. Il y a donc un aspect journalistique.

Comment devient-on Zulu ?
On est souvent coopté. C’est-à-dire qu’un certain nombre de personnes, qui sont « King » et qui vont ressentir qu’une personne a cette énergie et la motivation de s’impliquer, vont lui offrir d’en être le digne représentant et de défendre les valeurs du Hip-hop, c’est-à-dire d’avoir la connaissance. Elle est essentielle. Il faut, quelque part, être introduit par des gens qui reconnaissent en vous ces qualités.

L’objectif principal est de communiquer et d’expliquer que le Hip-Hop est un mouvement positif, même si parfois, il n’a pas toujours cette résonance. Je ne dis pas non plus qu’on est les seuls garants du Hip-Hop. Par contre, il y a un gros travail de documentation en cours. On essaie d’archiver un maximum de choses dans tous les domaines en lien avec le Hip-Hop.

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